Entretien avec Céline Robinet ou encore Kac osónia, écrivaine et slameuse française résidant à Berlin
Comment as-tu découvert la scène du slam ?
C’était en 2002, à Berlin, une soirée avec «les meilleurs slameurs allemands». Je ne sais pas ce qui m’avait interpelée, peut-être le fait qu’elle était organisée par le Literarisches Colloquium Berlin où j’allais régulièrement pour assister à des lectures.
>>> FplusD
Elle se cache bien, Céline Robinet. Elle a un sacré talent pour ça. Son armure est son imagination cent pour cent libre d’apriori et d’interdits: d’une élasticité redoutable, cette imagination lui permet d’étirer ses logiques sur une ligne infinie de fuite, à la limite extrême du craquage, jusqu’à des chutes où la cruauté le dispute au grand guignol.
>>> Le Littéraire, mars 2005
Les quêtes d’amour et les désillusions, la peur de l’Autre et la solitude de chacun sont autant de thèmes que Céline Robinet envisage avec talent.
>>> Sistoeurs, août 2007
Il y a chez les nouvellistes, et a fortiori chez Céline, un côté Terminator. Précis. Efficace. Cartouches de cynisme accrochées à la ceinture, un humour aiguisé bien rangé dans son étui, chaque munition est vouée à atteindre la cible avec un enthousiasme sûr et millimétré.
>>> Cité Gay, oct. 2007
Céline Robinet a l’art de donner corps et voix à des personnages qui subissent des destins tragi-comiques dont ils ont conscience - sans pour autant être capables de s’en extirper.
>>> Sitartmag, nov. 2007
Céline Robinet cultive le choc tendre, l’éclat de rire grinçant. Céline aime les femmes, et elle en parle bien. Tendresse, humour et séduction donnent un charme fou à ses héroïnes.
>>> Le petit Journal de Berlin, déc. 2007
Ce livre est un véritable recueil de poèmes. Des poèmes masqués, au déguisement de nouvelles, on ne s’y trompe pas: les phrases résonnent, vocales, et les mots cliquettent, sonores. Quand l’humour n’est pas qu’une simple succession de gags, qu’il devient un vrai support pour réinventer la langue, on comprend qu’on a atteint un certain degré de talent.
>>> Zone littéraire, fév-mars 2008
Une telle maîtrise, enchaînant les allitérations en rythme, augmentant la cadence, au point de mâcher les sons pour, enfin, transformer les mots et virevolter sur une autre phrase, une autre idée mais toujours sur la lame tranchante d’un texte engagé, dérangeant et drôle.
>>> ActuaLitté, mars 2008